Étape 4: Toulouse-Castelnaudary (65km)

Hier soir, après un bon bain chaud salvateur, et avoir un peu souflé, nous nous sommes, vers 22h, dirigés vers la place Wilson, à deux pas de l’hôtel,  pour y déguster le plat régional « le cassoulet ». Le restaurant « le capoule » , reconnu pour sa cuisine traditionnelle, nous avait été renseigné par l’hôtel.

La faim nous tailladait le ventre et nous avons donc craqué sur une entrée et un plat. Une salade de tomates multicolores incroyablement savoureuses fondait dans notre bouche! Nous n’avions encore jamais goûté une entrée aussi simple avec tellement de saveurs que seul le sud peut nous offrir. Pur moment de plaisir partagé !

Ensuite, place au cassoulet! Canard confit, saucisse de porc, faillots blancs, tout cela en milles feuilles reposant sur un lit d’ail et de couennes. Telle est la clé d’un bon cassoulet nous dit-on. Seulement voilà, après une dizaine de bouchées, nous étions repusimage, la peau du ventre déjà bien tendue…. Rares sont ceux qui terminent le plat, nous voilà donc rassurés.

Le cœur léger, le corps lourd, nous déambulons un peu dans les rues de Toulouse By Night. Le Capitole magestueux illumine la place immense. La beauté de la basilique Saint-Sernin, également classée sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO, sur le chemin de Saint Jacques de Compstelle, nous fait dire que demain, nous partirons un peu plus tard pour se balader dans la ville.

Nous voilà donc à 10h le lendemain, tout courbaturés, sur la place du Capitole. Le calme a fait place au marché ceimage qui nous donne encore plus envie de flâner. La place saint Georges , juste à côté, est superbe avec ses petites terrasses qui offrent une place de choix pour déguster un bon petit déjeuner à l’ombre des platanes.

Nous voilà à nouveau devant la basilique Saint Sernin, et nous apprenons que ce pauvre Saint fut martyre pour avoir sauvé un taureau du sacrifice payen. Attaché aux pieds de ce pauvre taureau, notre Saint fut retrouvé piétiné. La cruauté de certains  hommes semble immuable dans le temps…. Mais ce sacrifice fut reconnu et loué, si bien que des milliers de pèlerins vinrent s’y recueillir. La basilique s’agrandit et devint même un quartier qui s’ajouta à la ville.

Plus joyeux cette fois, Toulouse a toujours été une ville estudiantine. Le musée Saint Raymond, accueillait autrefois les étudiants pauvres de la ville. Encore un Saint bienveillant sur Toulouse!

imageNous continuons notre ballade dans les ruelles rouges et colorées. Saviez vous que Toulouse est un centre aéronautique très important en Europe ? Et qu’elle possède la première équipe de rugby d’Europe? En voici un petit clin d’œil…..

imageToulouse la rouge, nous n’avons pas trouvé de fontaine où lancer une pièce mais nous te promettons de revenir te rendre visite.

Isabelle

 

 

 

Nous avons donc repris nos vélos et dit au revoir au canal de la Garonne pour rejoindre le canal du midi.

A peine avons-nous parcouru 2km le long du canal et bang, paff, bong, voilà que la chaîne d’Isabelle s’est cassé en deux. Plus moyen donc d’aller plus loin.

imageHeureusement, dans notre malheur, nous étions dans une grande ville et non au milieu des sentiers désertiques.

Avec mon iPhone, j’ai pu localiser une boutique de vélo à 2km. Nous nous y sommes rendu et nous avons trouvé un mécanicien qui a pu la réparé en 2h. Mais en reprenant le vélo, voilà que c’est la double sacoche, bon marché, d’isa qui craque en deux devant le magasin.

C’était vraiment pas notre journée, mais à nouveau le petit brin de chance était là. Le vendeur avait des sacoches ortlieb que nous avons immédiatement acheté. Nou n’avions pas le choix si nou voulion terminer notre voyage.

Il était 15h30 et nous pouvions enfin démarrer notre journée. Retour sur le canal du midi pour un vrai départ cette fois.

Le début du canal, sur 10km, était fort jolie avec de nombreux bateaux et petits ports de plaisance. Ensuite, nous nous sommes attaqués à un secteur très monotone de 30km. Pas un bateau et pas un seul bar le long du canal durant tout ce temps. Et en plus, cette portion était fort difficile car on a traversé une succession de petites bosses qui ont fait mal à nos organismes affaiblis.

Isabelle n’en pouvait plus, avant qu’on arrive à 20km de Castelnaudary. Épuisés, nous arrivions à la fin de la voie verte le long du canal. Nous avons donc suivi le panneau de la piste et quitté le canal mais l’indication nous envoyait vers une montée dont on ne voyait pas la fin.

Aprés 1km d’escalade, nous avons croisé des locaux qui nous conseillèrent de redescendre et de longer le canal (non bitumé) malgré tout car la route était très difficile pour des cyclistes équipés de gros bagages.

Nous avons suivi leur conseil et pénétré sur le chemin de terre qui longe le canal. Ce secteur était très délicat sur 3km. Nous avons dù traverser une centaine de racines qui sortaient de la terre et jouer aux équilibristes.

Passé ce tronçon, nous avons traversé un long secteur de 15km de graviers, celui-ci était très roulant mais fatiguant tant nos vélos patinaient et on devait rester concentré pour ne pas perdre l’équilibre.

Apres celui-ci, nous avons retrouvé la route bitumée qui sur les 3 derniers kilomètres nous a amené à Castelnaudary.

imageA l’entrée de la ville, nous nous sommes fait accueillir par un cycliste super équipé de 50 ans, Michel Robert qui nous raconta qu’il faisait le tour du monde depuis 5 ans avec son vélo.

Et surprise celui-ci était Belge comme nous. Il venait de Liège.

Apres 30 minutes de bavardages, il nous indiqua un hôtel très modeste où l’on passa la nuit.

Notre objectif était de quitter le canal pour rallier la belle ville de Revel à 80km mais les incidents du début de journée nous ont forcé de raccourcir cette étape de notre programme initial et de loger à Castelnaudary.

Steph

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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