Etape 8 (Finale): Sète-Montpellier (51km)

Quelle galère ce dimanche ! Alors que nous devions rallier Monpellier pour une balade de santé, nous avons vécu l’étape la plus difficile de note périple ! Vous avez certainement entendu parler des terribles orages de Montpellier qui fîrent 2 morts. On y était avec nos vélos.

Seulement 31km nous séparaient de Montpellier où l’on devait loger pour reprendre le TGV le lendemain. On avait prévu de rouler tranquillement une heure et demie afin de savourer note réussite. Mais, les conditions météorologiques et le manque de chance en ont décidé autrement.

Dés le départ de Sète, nous avons été envoyé vers une départementale à voies rapide qui était interdite aux vélos. Nous avons donc dù rebrousser chemin pour trouver une piste cyclable.

Après quelques recherches, nous decidâmes de nous lancer sur une piste qui nous mena un peu plus loin dans la campagne puis dans les champs avant de retrouver un petit village qui n’était guère loin de Sète.

En plus, de n’avoir avancer que de 5km en environ 1h, en sortant des champs, nous retrouvâmes le pneu d’Isabelle crevé. Cela devait bien arriver car nous avions eu trop de chance jusque là.

Nous changeâmes très vite le pneu et repartîmes 20 minutes plus tard.

Alors, que nous avions toujours le plus grand mal à trouver de petits chemins pour rejoindre Montpellier sans passer par la voie rapide, nous apperçûmes un ciel qui devint de plus en plubs menaçant.

Vingt minutes plus tard, un ciel des plus noirs précéda à des coups de tonnerre impressionant. La pluie commença à tomber violemment et nous eûmes juste le temps de nous abriter dans un hôtel le long de la route.

L’orage était si fort que toutes les voitures dûrent s’arrêter, c’était le vrai KO.

Une demie heure plus tard, lors d’une accalmie, nous reprîmes la route. Les conditions étaient trés médiocres. La pluie continuait à tomber et chaque voiture qui passait nous éclaboussait mais nous devions avancer.

Malheureusement, notre route fut barrée par des inondations un peu plus loin. Nous decidâmes de contourner le panneau pour tenter notre chance mais 1km plus loin une voiture nous dit de faire demi-tour car il y avait de l’eau sur deux mêtres de hauteur et il était impossible de passer.

On s’exécuta et reprit une route bis qui se dirigeait vers la mer. Mais celle-ci était également bloquée plus loin.

Il nous restait plus qu’à trouver une route pour contourner Montpellier et y arriver par l’ouest.

Sous une pluie qui ne cessait de tomber, mouillés de partout, on avançait mais chaque route que nous voulions prendre était soit barrée soit interdite aux vélos.

A bout de patience, nous nous arrêtames pour demander à un villageois une solution pour rallier Montpellier où, pour une fois, nous avions réservé une chambre d’hôtel.

Celui-ci, nous indiqua la route de Lavérune qui nous permettrait de passer par de petites routes accessibles au vélos.

Mais après une dizaine de kilomètres, nous traverâmes encore une route entravée sur plusieurs portions par des petit torents.

Ceux-ci n’étaient que de 50cm de hauteur mais puissants quand même. Cette fois, on avait plus le choix, il fallait les traverser.

Isabelle et moi décidâmes de prendre de la vitesse et de les franchir.

On y arriva sans trop de problème. Par contre, nos pieds et jambes fûrent complètement sous eau.

L’aventure continua et plus que 6km nous séparait de la grande ville.

Nous prîmes une dernière piste cyclable qui devait nous amener vers le centre mais à nouveau nous nous retrouvâmes face à une barrière d’eau qui, cette fois, était insurmontable. D’autant plus, que l’on vit sortir un serpent de cette eau.

Heureusement, nous étions pile sous un pont et Isabelle aperçu un petit escalier étroit amenant sur une route. Nous avons alors décidé de défaire tous nos bagages des vélos et de monter ceux-ci et nos montures sur la route au dessus.

Non sans mal, nous y sommes arrivés et avons suivi cette plus grosse route qui menait vers le centre également.

Les derniers kilomètres sur cette route trempée, bosselée et pleine de voitures fût difficile mais nous sommes enfin arrivé à l’hôtel gràce à mon gps.

La fille de la réception scotchée à son téléviseur (qui montrait le désastre des intempéries) n’en crû pas ses yeux en nous voyant arriver avec nos vélos.

Nous venions de traverser les pires conditions qu’une météo pouvait proposer mais nous étions, une fois de plus, arrivés à destination.

Notre premier sentiment fût: « ouf, cette fois c’est vraiment fini », mais en réalité nous étions super fièrs et content d’avoir vécu cette expérience avec une majorité de moments magiques pour quelques épreuves délicates à passer.

Stéphane

Elle me semble déjà loin la soirée à Sète, pourtant c’était hier!

Bien heureusement, j’y ai vécu quelques  » première fois « .

imageAccompagnés de la fanfare, les jouteurs s’affrontaient dans un show bien organisé depuis 273 ans. Pas de doute, cette année les bleus seront vainqueurs de la Saint Louis!

Après  avoir pris les paris sur quelques piqués biens menés, nous avons choisi une place animée pour y manger. Nous avions décidé de nous faire plaisir car le lendemain était une petite étape très tranquille d’une heure et demie…… Cette idée nous fait à présent sourire….

imageUne Tielle par ci, une Tielle par là, à toute les ruelles cette tourte nous était présentée. Étant la spécialité sétoise, je me devais de la goûter! Délicieuse, je me suis régalée de sa chaire tomatée et de ses morceaux de sèches bien épicés.

Comme plat, j’ai dégusté la rouille de sèche, le plat typique des marins revenant de la pêche. Nous avons appris ainsi que Sète est un grand port de pêche industrielle depuis toujours.

Ensuite, place aux festivités! Musique maestro! Elle accompagna deux bières et notre retour à l’auberge de jeunesse. Encore une première pour moi qui fut joyeuse, tellement les pensionnaires étaient cools, tranquilous.

Après une bonne nuit, nous nous sommes réveillés sous la pluie, et la fraîcheur nous a surprise. Nous avons donc limité notre visite de la ville aux Halles où les pècheurs servaient des plateaux d’huîtres, à déguster avec un muscat sec de Frontigan.  imageL’ambiance était à la fête mais nous avions froid et la fatigue nous a conduit à dire aurevoir aux sétois. Nous voulions vite atteindre Montpelier afin de pouvoir se réchauffer à l’hôtel, se balader dans ses rues et découvir la place de la comédie qui avait animé la jeunesse de Stéphane.

La suite vous la connaissez et les sentiments de joie, de soulagement, et de fierté procurés par ces centaines de kilomètres à vélo nous ont valu une soirée à rire de nos péripéties.

Bientot la fin!

Petit regret: nous n’avons pas pris de photo de notre aventure dans la tempête mais avec le récit de Stéphane, votre imagination fera le travail ! :-)

Isabelle

 

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